Patrick Ledrunotes de voyage
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Le samedi matin, beaucoup d’entre nous vont faire leurs
courses dans leur super marché favori. Et bien, nous partageons le même
cérémonial avec les moscovites. Nous repartons sur la route de l’aéroport et nous
faisons un arrêt dans le centre commercial situé juste à quelques minutes de
l’aéroport pour acheter ce qui donnera un relief particulier au prochain
réveillon : le caviar. Un super marché qui a la réputation d’être
« al campo », comme on dit en Italie. Pas donné, 60 euros les 125g,
mais c’est un bon prix d’après nos contacts russes. J’hésite mais finalement
j’achète… Nous arpentons les rayons, sommes impressionnés par les étalages de
vodka et par leur prix, nettement inférieur au prix des bouteilles d’eau
minérale. Beaucoup de monde, toutes classes mélangées. Et les mêmes
préoccupations de trouver les bonnes affaires avec les dépliants publicitaires
dans les mains… L’aéroport n’est plus vraiment adapté au trafic actuel et le
passage des différents contrôles est assez homérique. Avec une troupe des
Harlem Angels qui se prend la tête et en vient presque aux mains… Imaginez s’il
s’était s’agit des Harlem Devils… Finalement, on embraque. Bye bye Moscow.
J’ai le plaisir de plonger dans l’histoire de
Au retour à l’hôtel, je retrouve les collègues et met en pratique ma redécouverte de l’âme slave…
On vient nous prendre à 9h00 du matin et nous atteignons le
musée, face au Kremlin et à la place rouge à presque 11h00. La circulation à
Moscou est devenue infernale. Des files de voiture sur des kilomètres, des
carrefours bloqués où plus rien ne bouge pendant une demi-heure, un cauchemar
que l’on espèrerait ne jamais avoir à subir. On a même vu les voitures passer
sur les trottoirs pour doubler les files… Arrivés au musée, le congrès dédié à
l’utilisation des systèmes d’information dans les sciences de la terre
commence. Séance d’ouverture, je retrouve Patrick Lefort, géologue de Grenoble
qui a opté pour la carrière diplomatique depuis presque 10 ans et que je
n’avais pu rencontrer lorsque j’étais en Namibie (il était alors en poste tout
près... à Pretoria). Le midi nous allons casser la croûte dans le centre
commercial souterrain qui est sous nos pieds. Je me rappelle Montréal et la
préoccupation de pouvoir vivre sous terre pour échapper à la couche de neige
hivernale. Un microcosme protégé par des gardiens et des portes détecteurs de
métal qui paraissent peu adaptés en cas d’attaque sérieuse. Bizarre…
Un sentiment mêlé alors
qu’une journaliste a été abattue en rentrant chez elle le soir il y a quelques
jours, alors que des exclusions professionnelles viennent d’être décrétées
contre les gens du Caucase, que les scandales financiers éclatent régulièrement
et que les distributeurs de billets vous laissent le choix entre les roubles et
les dollars. Etonnant non ?
Départ pour Moscou. Le vol se passe sans problème. Les vols
vers l’est signifient arrivée tardive. Une longue course en voiture avant
d’arriver à l’hôtel. Bien rénové, mais situé très loin en banlieue Sud.
Accueillis par une collègue du musée Vernadsky, on se retrouve pour manger
quelques sandwiches, bien sur arrosés de vodka. Il me reste à préparer ma
présentation du lendemain… L’attraction de la télévision est limitée, quelques
chaînes, mauvaise réception et beaucoup de pub. Il reste CNN, en russe…
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